"Les Roms hongrois accusés de tous les maux par l'extrême droite
La population rom du pays est régulièrement stigmatisée. Ses associations dénoncent quant à elles les discriminations à l’embaucheEn avril dernier, le parti d’extrême droite Jobbik a fait une entrée en force au Parlement hongrois, obtenant plus de 16 % des suffrages. Parmi les thèmes sur lesquels il a conduit sa campagne, se trouvait une stigmatisation de la minorité rom, qui représente environ 600 000 personnes, soit 6 % de la population du pays. Le chef du parti, Gábor Vona, déclarait ainsi dans ses meetings : « Une majorité de Roms s’est installée dans l’assistanat. Il faut dire la vérité… Nous sommes contre ceux qui font des enfants pour que le facteur arrive à la maison avec un chèque ! »
Le Jobbik accuse régulièrement les Roms de ne pas vouloir travailler. Il les rend responsables de l’insécurité. La milice du parti, la Garde hongroise, n’hésite pas à organiser des défilés en uniforme noir à proximité des quartiers roms, pour signifier son intention de « protéger les Hongrois ».
Face à ces attaques, les grandes associations de défense des Roms, comme le European Roma Right Center (ERRC), basé à Budapest, dénoncent les amalgames et la politisation du débat. Pour l’ERRC, la « question rom » est d’abord un problème de discrimination et d’éducation.
Une communauté mise à l'écart
Au cours des vingt dernières années, se sont constitués en Hongrie de véritables quartiers ghettos, dans les petites villes du nord de la Hongrie. Tous les Roms hongrois sont loin de vivre dans de telles conditions. Mais ces quartiers sont devenus le symbole de la dérive d’une population mal-aimée, et dont personne n’a voulu s’occuper.
La pauvreté, le fléau de la population Rom
« Ce lotissement fut construit en 1953 », explique Ferenc Poczkodi, responsable local du Conseil rom, une instance représentative. « L’état a construit 100 maisons semblables, des appartements “T”, comme Tsiganes. Ils font 45 m². Il n’y a pas l’eau courante. »
Un bloc sanitaire avec des douches a été ajouté depuis peu. Et un petit centre de loisirs, à côté, accueille les enfants pour quelques activités. Mais l’arrivée d’un étranger au quartier provoque tout de suite un attroupement et des réactions hostiles. Un fossé semble s’être creusé entre les Roms pauvres et le reste de la population hongroise."
Alors, faites comme moi, agissez vis à vis des voleurs de poules bio, et ne faites plus les ignorants, comme les beaufs qui votent à droite, pour préserver les privilèges de ceux qui les enculent, sans même payer la vaseline.